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Ce travail a donné lieu à une tournée de quatre dates:
Les extraits du Songe d'une nuit d'été
de William Shakespeare sont indiqués entre crochets.
Instrumental: prélude --- hornpipe --- rondeau --- air --- jig
[ Par les collines, par les vallons / à travers ronces et buissons / par les grands parcs et les enclos / à travers flammes et ruisseaux / n'importe où je vagabonde / plus vive que la lune ronde / et je sers la reine des fées / humectant de rosée / les cercles de ses pas sur le gazon / ses gardes sont les primevères / sur leurs cottes d'or vois ces éclats / ce sont rubis, cadeaux des fées / et dans ces taches de rousseur résident et vivent leurs saveurs... je dois cueillir ici des gouttes de rosée pour suspendre leur perle à l'oreille de chaque primevère / Adieu toi, esprit bouffon, je dois partir car notre reine et tous ses elfes vont arriver dans un instant. ]
Now join your warbling voices all
May the god of wit inspire
The sacred nine to bear a part;
And the blessed heavenly choir
Show the utmost of their art;
While Echo shall in sounds remote
Repeat each note, each note...
Sing while we trip it upon the green;
But no ill vapours rise or fall,
Nothing offend our fairy Queen.
[ Je connais un tertre où fleurit le thym sauvage, où croissent les primevères et les tremblantes violettes. Le foisonnant chèvrefeuille, l'églantine, les douces roses musquées le recouvrent d'un dais. C'est là parmi ces fleurs, que Titania s'endort un moment dans la nuit, bercée par les danses et les délices. Là que le serpent se dépouille de sa peau lustrée, vêtement assez large pour habiller un elfe. Du suc de cette plante je frotterai ses yeux qui s'empliront alors de fantasmes...]
Night:
See, even Night herself is here
To favour your design;
And all her peaceful train is near,
That men to sleep incline.
Let noise and care,
Doubt and dispair,
Envy and spite
(the fiend's delight)
Be ever banished hence ;
Let soft repose
Her eyelids close,
And murmuring steams
Bring pleasing dreams;
Let nothing stay to give offence.
Mystery:
I am come to lock all fast,
Love without me cannot last;
Love, like counsels of the wises,
Must be hid from vulgar eyes.
'Tis holy and we must conceal it ;
They profane it who reveal it.
Secrecy:
One charming night
Gives more delight
Than a hundred lucky days.
Night and I improve the taste,
Make the pleasure longer last
A thousand several ways.
Sleep (Solo et Choeur):
Hush, no more, be silent all;
Sweet repose has closed her eyes,
Soft as feathered snow does fall.
Softly, softly steal from hence.
No noise disturb her sleeping sense
[ A cette heure le lion affamé rugit / et le loup hurle à la lune / tandis que ronfle le pesant laboureur / rompu par sa tâche écrasante / A cette heure les tisons rougeoient / et le chat huant de sa voix stridente / rappelle au miséreux sur son lit de malheur / le souvenir du linceul qui l'attend / A cette heure de la profonde nuit / de chaque tombe largement béante / s'échappent de flottants esprits / qui vont errer sur les chemins des cimetières / et nous les elfes qui fuyons / le soleil et sa vive lumière / sur le char de la triple Hécate / A cette heure par nos ébats folâtres / poursuivons l'ombre comme un rêve...]
[ Le véritable amour n'eut jamais un cours paisible, mais ou bien la différence de naissance, ou la disparité d'âge, ou bien la dépendance envers le choix des parents, rendaient l'amour aussi soudain qu'un bruit, aussi léger qu'une ombre, fugace comme un rêve, bref comme l'éclair dans la nuit charbonneuse qui, dans un accès de fureur dévoile ciel et terre, mais avant qu'on ait pu dire « regardez » les mâchoires de la nuit l'ont englouti . comme tout ce qui brille, vivement se brouille !... Si l'amour véritable est toujours contrarié, cela doit être un arrêt du destin. Supportons donc cette épreuve avec patience puisque c'est un mal habituel aussi inséparable de l'amour que les rêves, les soucis et les soupirs, les souhaits et les pleurs, qui sont le triste cortège du désir.]
When I have often heard young maids complaining
That when men promise most they most deceive,
Then I thought none of them worthy my gaining,
And what they swore resolved ne'er to believe.
But when so humbly he made his adresses
With look so soft and with language so kind,
I thought it sin to refuse his caresses ;
Nature o'ercame and I soon changed my mind.
Should he employ all his wit in deceiving.
Stretch his invention and artfully feign,
I find such charms, such true joy in believing,
I'll have the pleasure, let him have the pain.
If he proves perjured, I shall not be cheated,
He may deceive himself but never me ;
'Tis what I look for shan't defeated,
For I'll be as false and inconstant as he.
Coridon
Now the maids and the men are making of hay,
We've left dull fools and are stolen away.
Then Mopsa, no more
Be coy as before,
But let's merrily, merrily play
And kiss and kiss the sweet time away.
Mopsa
Why, how now sir Clown,
What makes you so bold ?
I'd have ye to known
I'm not made of that mold.
I tell you again :
Maids must never kiss no men.
No, no, no, no, no, no kissing at all ;
I'll not kiss till I kiss for good and all.
Coridon
Not kiss you at all ?
Mopsa
Not kiss, till you kiss me
For good and all.
Coridon
Should you give me a score
'Twould not lessen your store
Then bid me cheerfully kiss
And take my fill of your bliss.
Mopsa
I'll not trust you so far, I know you too well ;
Should I give you an inch you'd soon take an ell .
Then lordike you rule,
and laugh at the fool.
Coridon
So small a request,
You must not, you cannot, you shall not deny,
Nor will I admit of another reply.
Mopsa
Nay, what do you mean ? Oh, fie, fie, fie fie !
Coridon
You must not, you cannot, you shall not deny.
[ O déesse, nymphe, parfaite et divine ! A quoi pourrais-je comparer tes yeux mon amours ? Le cristal même n'est que boue. Combien paraissent mûres tes lèvres, ces deux cerises embrassées, et comme elles me tentent. Le blanc pur et glacé du haut Taurus balayé par le vent d'est, tourne au noir corbeau lorsque tu lèves la main. O laissez moi embrasser cette blancheur, qui scellera ma félicité. ] Photo de concert - soliste avec toujours les instrumentiste en premier plan.
If love's a sweet passion, why does it torment ?
If a bitter, oh tell me whence comes my content?
Since I suffer with pleasure, why should I complain,
Or grieve at my fate when I know'tis in vain ?
Yet so pleasing the pain is, so soft is the dart
That at once it both wounds me and tickles my heart.
I press her hand gently, look languishing down,
And by passionate silence I make my love known.
But oh ! how I'm blessed when so kind she does prove
By willing mistake to discorver her love.
When in striving to hide she reveals all her flame,
And our eyes tell each other what neither dares name.
[ Jouez musique, venez ma reine, donnons nous les mains et berçons la terre où gisent les dormeurs... Nous avons maintenant toi et moi, renouvelé notre amitié. Demain à minuit, avec solennité nous danserons triomphalement dans la maison du duc Thésée et nous la bénirons d'une prospérité infinie: car c'est là que les amants fidèles se marieront dans l'allégresse.
Viens Reine, dans un silence grave poursuivons l'ombre de la nuit.
Nous ferons le tour de la terre plus vite que la lune errante. ]
Hail ! Great parent of us all,
Light and comfort the earth ;
Before thy shrine the seasons fall,
Thou who giv'st all nature birth.
Hail ! Great parent...(bis)
[ Nous irons près des couches nuptiales qui seront bénies pour nous tous. Qu'une lignée fortunée fasse leur bonheur pour toujours. Que ces trois couples à leur amour restent fidèles jusqu'au bout : les flétrissures de la nature épargneront leur descendance, aucune des marques néfastes rendant funeste une naissance ne tombera sur leurs enfants. Que chaque fée pour eux répande la rosée consacrée des prairies et protège chaque chambre, la douce paix y règnera et les maîtres en seront bénis...]
Trio
They shall be as happy as they're fair ;
Love shall fill all the places of care.
And every time the sun shall display
His rising light,
It shall be to them a new wedding day,
And when he sets, a new nuptial night.
Tutti
They shall be as happy ...
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