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Ce spectacle, présenté en février 2003, est co-réalisé par l'école de musique et l'association AïXOS de Concarneau au profit d'actions artistiques et solidaires en faveur d'ONG togolaises.
Doucement, doucement, air charmant
Berce, tendre, mes sens émerveillés
Comme la neige tombe et danse
Douceur de laine au pied légerQui l'écoute et la possède
Ne connaît le chagrin
Etendu, endormi
Paisible comme la mort
Son âme est harmonieWilliam Strode
Soleil brûlant, flamme légère, accalmie dans la douceur de l'air
Sombre teint, femme dorée, ombre de ma blancheur
Luisant, soleil, feu, ardent, souffle, qui me ravit
Sombre couleur, fille splendeur, linceul, plaisir où je m'étend,
Ombre femme, ô ma douce, garde moi des brûlures
Que mon bonheur ne sombre , dans l'ombre des douleurs
Ne laisse, ô ma beauté de feu, consumer le désir chancelant
Ni percer l'oeil brillant, qui te frôle, vagabondantGeorge Peele
Musique ! oui mais pourquoi ouïr triste musique ?
Douceur ne guerroie point contre douceur, joie appelle joie
Ce qui te fais souffrir, pourquoi l'aimer ?
Pourquoi chérir ce qui te blesse ?
Si la juste harmonie des sons bien accordés offense ton oreille
Sache qu'ils sont doux reproches envers toi qui combats
En solitaire, ce coeur de toi qui voudrait battre
Ecoute chaque corde, épousant l'autre
Jouant sa note en mutuelle ordonnance
Comme le père et l'enfant, et la mère comblée
Chantent ensemble d'une seule et même voix
Et, sans paroles, multiple et solidaire
Fredonnent à l'unisson : "tout seul, tu ne seras personne !"William Shakespeare
Quand les sombres nuits d'hiver accroissent la durée des heures
Quand les cieux d'orage font briller les tours de célestes nuées
Quand le rougeoiement de l'âtre déborde en coupe de vin chaud
Quand les mots prononcés s'accordent en divine harmonie
Quand la cire ambrée des chandelles célèbre le miel de l'amour
Alors éclate la jeunesse en masques et visions charmantes
Qui troublent le coeur du pesant sommeil
Et la saison devient propice aux longs parlers des amoureux
Mots répétés célébrant sans remords le jeu de la beauté,
Bien que nul ne puisse posséder toutes les grâces :
Un tel conduit ses pas dans l'allégresse,
Un autre défait le noeud des secrets,
Et celui-ci murmure des poèmes.
Si l'été est empli de gaieté, l'hiver est comblé de délices
L'amour et le plaisir ne sont que des jouets
Pour abréger le cours des tristes nuits
Regarde bondir l'essence de la beauté
Vois l'embrasement de la flamme avivée
L'amour comblé exhibe son butin
Et triomphe au jeu du désir
Angoisse ou merveille
Le feu sans entrave
Traverse l'esprit
En éclair d'orage
Se mouvant dans l'air
Le haut ciel accroît sa splendeur
De vives lumières naissant sous ses pas.
Et le soleil qui les enfantent
Avec la lune se plaît à jouer
Quand ils progressent aux doux accents
Que chaque étoile fait renaître
Comme la danse de la nymphe
Marque le rythme qu'elle entend
Si musique est nourriture de l'amour, alors , jouez !
Donnez m'en en excès, et plus encore,
Jusqu'à ce que mon appétit s'en écoeure, et meure
Voilà qu'il joue encore... en mortelle syncope
Et touche mon oreille d'un souffle plus suave
Q'un parterre de violettes au parfum furtif et généreux
Assez ! N'en donne pas davantage !
Car maintenant s'estompe ta douceur...
Esprit d'amour, rafraîchissant et vif
Tu sais t'ouvrir à l'immensité de la mer
Et pourtant nul ne peut entrer en toi
Quel que soit son degré de valeur :
En un instant on le verra se fondre et s'avilir
Si chargé de formes mouvantes
Qu'il n'est pas de pouvoir plus étrange
Quand j'écoute l'horloge qui égrène les heures,
Et vois le jour ardent sombrer dans la hideuse nuit
Quand je contemple la violette fanée
Et les boucles noires tout argentées de blanc
Quand je vois les grands arbres dépouillés de feuillage
Qui naguère abritaient les troupeaux accablés de chaleur
Et l'été verdoyant en gerbes rassemblé
Porté en terre tout hérissé de barbe blanche
Alors je vais m'interrogeant sur ta beauté
Toi qui dois être un jour balayé par le temps
Puisque charmes, beautés, s'abandonnent et trépassent
Aussi rapidement qu'ils en voient d'autres croître,
Et rien ne nous défend du vieux Faucheur, sinon
Un fils qui le défie, au moment qu'il t'emporte
Fièvre est mon amour; besoin fatal
Désir de ce qui blesse et s'y complaît
Qui se nourrit d'entretenir le mal
Pour flatter mon esprit maladif et inquiet
Ma raison, médecin de l'amour
Maudissant qu'on oublie ses remèdes
A fui. Désespéré je vois bien désormais
Que le désir me tue. Pour la science impuissante
Incurable je suis , qui de raison n'a cure ;
Fou harcelé sans répit, sans mesure
Je pense et parle en dément qui se plaint
De mots vains proférant l'imposture
Car je t'ai crue si belle et si brillant esprit
Toi noirceur de l'enfer, plus noire que la nuit
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