Evènement de la rentrée culturelle 2010:
la pièce "Jules et Marcel" interprétée par Michel Galabru et Philippe Caubère.
A la suite de la mise en liquidation judiciaire de la société TiTa production, ce spectacle a bien failli devoir être annulé.
Néanmoins la Ville de Concarneau a décidé de reprendre en charge l'organisation de l'extraordinaire performance de Philippe Caubère et Michel Galabru autour de la correspondance des deux géants de la littérature et du cinéma français que sont Marcel Pagnol et Jules Raimu.
Il s’agit d’une lecture de lettres échangées entre l’écrivain Marcel Pagnol et Raimu, son ami et acteur fétiche. Le thème central est « le Cinéma », passion qui a relié ces deux personnages hors du commun leur vie durant.
Ces lectures reposent sur des lettres authentiques et souvent inédites, ainsi que sur des conversations entre les deux personnages afin d’exprimer les liens d’amitiés qui les reliaient. L’ensemble crée une dramaturgie, où rires et émotions sont présents jusqu’à la fin.
C’est également l’occasion d’entrer dans l’intimité des « secrets » de ces hommes hauts en couleur.
Marcel Pagnol (Philippe CAUBÈRE), écrivain et auteur de nombreux films. Marcel Pagnol constitue ici une véritable source de souvenirs étonnants portant à la fois sur le cinéma et sur les grands acteurs français de l’époque.
Raimu (Michel GALABRU), comédien exceptionnel, qui incarne aujourd’hui encore les plus grands personnages créés par Marcel Pagnol. Truculent et fort en verbe, Raimu possédait une sensibilité et une personnalité d’exception que ses courriers confirment.
Le Narrateur (Jean-Pierre BERNARD), indispensable à la contraction du temps et au lien entre les deux autres personnages.
« Mon cher Jules, il faut que tu sois bougrement fâché avec moi pour ne pas répondre à une lettre injurieuse qui n’avait d’autre but que de commencer une dispute…».
Ces correspondances entre Raimu et Marcel Pagnol tissent ainsi la toile de leur éternelle amitié, mêlée de mauvaise foi truculente, de fâcheries épiques, d’admiration réciproque, de pudeur, d’humour, de souvenirs, de secrets... et de savoureuses envolées, drôles, fraîches et vives comme l’eau des sources de leur Provence.
Une amitié profonde et féroce qui les a unis dès leur première rencontre, jusqu’à la mort prématurée de Jules : « Que Jules ne soit plus là, cela me fait de la peine. Non seulement parce que je l’aimais, mais parce que je n’arrêtais pas de me fâcher avec lui. Quand un sudiste se fâche avec un autre sudiste, c’est une preuve d’estime... ».